vendredi, octobre 20, 2006

Le premier pas

Ça va? Ça va. Ça va bien? Ça va bien.

Dimanche dernier fut pour moi synonyme de départ. Déjà nostalgique à l’idée de quitter amis et famille avec qui je venais tout juste de renouer, j’ai vécu difficilement cette seconde séparation. Par chance, je ne suis pas suspicieuse parce que je crois que les signes m’indiquaient de demeurer chez moi…

Arrivée à l’aéroport Trudeau, la jolie dame toute en bleu vêtue assise dignement derrière son haut comptoir m’annonce que je dois lui présenter une lettre attestant de mon humble mission au Mali. En effet, le prix réduit des billets d’avion obtenu en raison « d’aide humanitaire » doit être justifié jusqu’à l’enregistrement des bagages. Le seul bout de papier en ma possession est mon contrat…au fin fond de mon sac de voyage qui est déjà disparu derrière les petites lattes de caoutchouc. Malheur! Elle m’envoie donc à la billetterie où une autre dame toujours bleue et assise me répète tel un perroquet qui veut son biscuit la même litanie. Finalement après quelques argumentations, elle reconnaît que Christian, l’autre volontaire qui part lui aussi au Mali, s’est déjà enregistré sans problème et qu’il ne faut pas être un devin pour extrapoler du fait que si lui a été en mesure de montrer les pièces justificatives demandées, c’est que moi aussi j’ai la noble intention d’aider l’humanité! Elle m’émet donc mes billets.

Siège 67A : mais quel appareil possède 67 rangées? Un boeing 747-400 où je suis assise au deuxième étage! Toute une première! Et là le capitaine annonce dans un grincement : « Mesdames et Messieurs, un de nos passagers est manquant. Pour des raisons de sécurité nous devons décharger ses bagages de l’avion. Cette procédure peut prendre plusieurs minutes puisqu’il nous faut retrouver ses effets dans la soute. Merci de votre compréhension ». Après je ne sais pas combien de minutes, parce que je suis bien trop énervée pour avoir une notion réelle du temps, un autre grincement : « Mesdames et Messieurs, le passager manquant vient de se joindre à nous. Il nous faut donc embarquer de nouveau ses bagages déchargés. Cette procédure prendra encore quelques minutes. Nous pourrons ensuite décoller. Merci et bon vol! » Un coup d’œil à ma montre me confirme que nous avons déjà plus de 45 minutes de retard…mais qu’est-ce que je fais ici?!

Le là-bas m’a accueilli avec chaleur : 28 degrés celsius + humidité à 20h30. En faisant le premier pas à l’extérieur de l’avion, je me suis dite : Ça c’est l’Afrique, alors fais avec!

Apprentissage du moment : La force du mental les Boys!

Remerciement : Jonathan, j’ai déballé ton chef d’œuvre. Wow! Que d’énergie bien investie. Un gros merci à tout ceux et celles qui ont pris le temps de me composer un mot de leur cru. Je vous emporte avec moi.

7 Comments:

Blogger Geneviève said...

Une autre belle aventure qui n'attend que toi! Laisse-toi imprégner de l'Afrique, c'est un autre monde que tu vas découvrir. Un monde qui vaut la peine d'être découvert. Je suis avec toi, je te suis de près!

Genxxx

11:33 a.m.  
Anonymous Anonyme said...

illo Cricri,
ouf je m'inquiétais de ne pas avoir de tes nouvelles par email, mais j'ai fini par penser à checker ton blog...même après plusieurs mois en Inde, je ne me suis pas habitué! Shame on me! Malgré tes péripéties en avion, comment vas-tu toi? Tsé Marie-Christine Dubois? Allez, apprécie ce nouveau milieu, je suis certain que tu ne regrettes pas le froid qui règne ici à Québec! lol

Au plaisir de te lire betot,

Jo Lo

12:48 p.m.  
Anonymous Anonyme said...

Deux étages dans l'avion!!!

whoo, on rit pu.

Profite bien de la chaude température parcequ'ici il pleut non-stop.

Tu eres mi norte y mi sur!

Chico
xXx

10:26 p.m.  
Anonymous Anonyme said...

Rendez-vous en 2007. Ce fameux café sur Grande-Allée ne perd rien pour attendre…
Puisque tu sembles apprécier Baudelaire, voici une de ses citations qui s’avère à propos :

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent pour partir, coeurs légers, semblables aux ballons. De leur fatalité, jamais ils ne s'écartent, et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

Prends soin de toi Marie Christine.

JP

9:03 a.m.  
Anonymous Anonyme said...

allo Cricri,
Te voilà dans un nouveau monde mais tout prês du tien car nous te gardons dans nos pensées et dans notre coeur.
zouzoune

2:17 p.m.  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour ma fille,

J'ai longuement pensé à ton départ éventuel en fin de semaine. J'aurais aimé te voir partir. Maintenant, j'ai le plaisir de te lire et te suivre. Dans la musique des mots voici une pensée:

« Il y a des mots si doux à dire ou à entendre qui savent mettre le cœur en émoi de celui qui les lit ou les écrit… J'aime me promener aux pays des mots qui savent adoucir les "MAUX" ».

Ce pays t'accueille par sa chaleur. J'espère que mes mots sauront t'apporter fraîcheur dans ton coeur.

A + ma belle
Papa

6:27 a.m.  
Anonymous Anonyme said...

hey hey:)

je réussit enfin a écrire un emssage( mon ordi est encore malade c'Est nouveau:P)

contente que tu sois arriver:D:D:D saine et sauve bien sur;)

et j'avoue que je suis impressioné de l'avion a 2 etages ;)

a bientot;)
see ya:)
MDN:)
xxx

p-s: Les alouettes ont perdus:P:P

8:18 p.m.  

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